13/02/2015

Un changement important pour la suite...

posté à 13h59

Bonjour à tous,

Tout d’abord je souhaitais vous remercier pour tous les messages de soutien que vous m’avez adressés après ma dernière nouvelle concernant les propos diffamatoires dont j’ai été victime. Cela fait chaud au cœur !

Aujourd’hui j’ai une nouvelle importante pour la suite de ma carrière à rendre publique, vous trouverez ci-dessous les explications nécessaires afin que vous puissiez avoir des éléments pour comprendre ma décision… (Désolé, c’est un peu long).

Pour commencer, imaginez que, dans le cadre professionnel, on vous demande d’atteindre certains objectifs très élevés sans vous en donner les moyens financiers, matériels et humains. Vous y parvenez quand même à force de travail et d’abnégation. On vous dit alors que l’on va vous donner une chance d’évoluer vers le poste que vous convoitez en vous donnant un objectif encore plus élevé et en ne vous aidant pas davantage pour l’atteindre. Bien sûr, vous n’aurez qu’un délai très court pour vous y préparer et qu’une seule chance de réussir… Vous relevez au mieux le défi mais à moins d’une grosse part de réussite, c’est un peu comme si on vous poussait à l’échec. A côté de cela, certains collègues très compétents, sous prétexte qu’ils sortent d’une meilleure école ou autre, bénéficient de tous les moyens (humains, matériels et financiers) dont ils ont besoin pour atteindre leurs objectifs, d’un planning fixé par eux-mêmes en début d’année et eux ont en plus le droit de multiplier les chances d’y arriver. Cela paraît un peu injuste et il est forcément difficile de rivaliser et de se faire une place dans ces conditions.

Ce que je décris là n’est pas très éloigné de ce que j’ai vécu en France. Je comprends tout à fait que, face à la densité du niveau français en triathlon et aux jeunes qui poussent (ce qui est très bien pour notre sport !) , il faille faire des choix. Le fait est que, plus jeune, mon choix de faire des études d’ingénieur m’a forcément mis un peu plus à l’écart que si j’avais accepté de rentrer en pôle. La fédération ne peut pas soutenir tout le monde mais à mon sens (et ce n’est que mon avis) ; le problème est, que même en jouant régulièrement les premières places en coupe du monde, on peut se voir interdire l’accès aux WTS ou au championnat d’Europe (en proposant d’y aller à ses frais bien sûr) alors que les quotas français ne sont pas remplis sur ces courses là. La France est le seul pays en triathlon à raisonner de cette façon, les raisons doivent exister mais j’avoue qu’elles m’échappent et cela prive à mon avis la France de nombreux bons résultats car je ne suis pas un cas isolé.

En reprenant l’exemple du cadre professionnel, que feriez vous maintenant dans la situation décrite ci-dessus si une entreprise concurrente vous proposait le poste dont vous avez toujours rêvé et que l’on vous donnait les moyens humains, financiers et matériels pour vous permettre d’atteindre vos objectifs ? Cela impliquerait certes de quitter l’entreprise dans laquelle vous avez toujours travaillé, à laquelle vous êtes très attaché…mais dans laquelle la hiérarchie ne vous donne pas la possibilité de vous épanouir. Hésiteriez-vous longtemps ?

J’ai vécu cette situation il y a quelques mois lorsque la fédération Turque de triathlon, en recherche d’un athlète pour la représenter au niveau international et aux Jeux Olympiques, m’a fait savoir qu’elle serait intéressée par mon profil. Cela impliquait de ne plus représenter la France, mon pays natal auquel je suis très attaché et dont je défends les valeurs ; mais en faisant ce choix, je me retrouvais dans une situation nécessaire pour performer avec en premier lieu, l’accès aux courses internationales auxquelles j’ai droit grâce à mes résultats et mon classement mondial, une prise en charge de mes déplacements sur les compétitions internationales (je devais payer moi-même mes déplacements en concourant pour la France), un choix de mon calendrier sportif, un accompagnement humain sur les courses (je me débrouillais tout seul sur les déplacements pour gérer tous les aléas qui arrivent souvent… ceux qui voyagent un peu le comprendront :retard bagage, nourriture, problème matériel et logistique…). Alors qu’en restant français et n'étant plus reconnu comme sportif de haut-niveau (5h d’entraînement par jour et des podiums en coupe du monde ne sont malheureusement pas reconnus comme du sport de haut niveau par la FFTri), j’aurais été contraint d’arrêter ma carrière au sommet de ma forme.

J’ai donc fait le difficile choix de changer de nationalité sportive afin de poursuivre ma progression, le but étant d’enfin pouvoir courir au plus haut niveau, de pouvoir me préparer sereinement grâce à un planning prévu à l’avance, d'accumuler l’expérience afin d’atteindre le meilleur niveau que mon corps et mon esprit me permettent et vivre ma passion jusqu’au bout.

Certains ne comprendront malheureusement pas ce choix, mais tous mes proches, mon club et mes sponsors qui savent ce que je vis depuis des années l’ont très bien compris et c’est l’essentiel pour moi. Dans tous les cas, ceci est une très bonne nouvelle pour moi, puisque je vais enfin pouvoir me faire des expériences nombreuses sur le circuit international (sans avoir la pression énorme du moindre faux pas) et prendre le temps de progresser grâce à cela. Le but ultime étant tout d’abord une qualification aux Jeux Olympiques et une belle performance sur cette course en 2016 ! Bref un projet ultra motivant !

Actuellement en stage à Grande Canarie avec Gabor Faldum et Tamas Toth (2 triathlètes et amis hongrois), j’enchaine les kilomètres au soleil (c’est toujours plus facile et cela affaiblit moins l’organisme) afin de préparer le début des hostilités le 7 mars à Abu Dhabi. Retardé dans ma préparation par une mauvaise grippe fin janvier, je risque de ne pas être tout à fait prêt mais cela me permettra de faire un premier état des lieux quant à ma forme et à mieux appréhender les gros objectifs qui arriveront fin avril (Cap Town et en mai avec Chengdu, Yokohama et Londres).

Une saison chargée et longue m’attend, donc je retourne à l’entraînement.

A très bientôt.

Aurélien

 


07/02/2015

Une mise au point s'impose...

posté à 15h57

Bonjour à tous,

Comme l'indique le titre, une petite mise au point s'impose...

Il y a quelques jours, alors que j’étais en déplacement pour un stage aux îles canaries afin de préparer le début de la saison, on m’a rapporté que des propos diffamatoires à mon encontre avaient été tenus sur le forum d’onlinetri.com par un individu sous le pseudo de « Celcius » dont voici un extrait :

« […] Quand le "Lescure" il choisit des manches de Coupe du Monde ou il sait que les contrôles sont inexistants, déjà quand il y en a c'est pour tauper les blaireaux apprentis dopés qui prennent des corticoides ou substances facilement détectable par une simple analyse d'urine, alors que le mec chargé comme une mule il s'écroule à 300 m de l'arrivée, personne ne se pose la question du dopage, un coup de chaud, mon cul... […]»

Je n’ai pas vraiment de temps à perdre avec une personne qui :
- N’a pas le courage d’assumer ses propos, réalisés bien cachés derrière un pseudo
- Ne connait rien au triathlon comme il l’écrit lui-même plus loin puisqu’il ne le pratique pas (et cela ne semble pas plus mal pour le monde du triathlon !)
- Se permet d’affirmer publiquement des calomnies à mon sujet sans même me connaître.
- Semble ne pas avoir compris que la plus grande majorité des athlètes de haut niveau sont des gens (peut être un peu plus doués au départ que la moyenne) qui s’entraînent très dur, qui savent « se faire mal » comme on dit, au quotidien et en compétition pour se dépasser et arriver à ce niveau de performance (et non grâce à un dopage omniprésent comme il semble le penser !)

Néanmoins, face à la gravité de ces propos qui portent atteinte publiquement à mon image, il me semble que je me devais de réagir, non pas pour faire changer d’opinion l’intéressé (cela semble désespéré…) mais pour démentir toutes ses affirmations mensongères.

Alors premièrement, Mr Celcius, pour revenir sur vos propos, sachez que sur les coupes du monde il y a systématiquement 10 contrôles anti-dopage (5 pour les hommes et 5 pour les femmes). Les trois premiers + 2 autres tirés au sort dans le top 10.
Sachez que je suis soumis par l’AFLD, (qui fait un très gros travail de lutte contre le dopage dans tous les sports) au système de localisation ADAMS depuis 3 ans. C'est-à-dire que je dois donner tous les jours, 365 jours par an, un créneau d’une heure avec une adresse exacte où ils peuvent venir me contrôler. Par ailleurs, un passeport sanguin est mis en place et toute variation anormale d’un contrôle à un autre est immédiatement repérée (et la majorité des triathlètes internationaux y sont soumis).
Sachez que j’ai subi cette année 4 contrôles inopinés à mon domicile (urinaires et sanguins) et 2 contrôles en compétition (coupe du monde d’Huatulco justement celle à laquelle vous faites référence et coupe du monde d’Alanya), tous négatifs je préfère le préciser.
Sachez que n’importe qui ayant déjà participé ou déjà vu la course en direct à Huatulco (ou un minimum éclairé en physiologie de l’effort) comprend aisément le malaise que j’ai subi avec des conditions climatiques aussi éprouvantes pour l’organisme.

Alors Monsieur Celcius, vous pouvez penser ce que vous voulez, mais avant d’affirmer publiquement ce genre de calomnies sans réfléchir à leur impact, sachez que celles-ci peuvent être passibles de poursuites en diffamation et ayez à l’avenir, à minima le courage et la franchise de les faire en votre vrai nom.

Chers lecteurs, à très bientôt pour des nouvelles de se stage et sur le début de saison qui approche!

Aurélien

 


22/12/2014

Bilan de saison 2014

posté à 12h19

Bonjour à tous,

Plus de deux mois après mon dernier triathlon, l’heure est au bilan de la saison.

Un bilan très positif cette saison puisque je confirme mon rang sur les coupes du monde en ayant joué les premières places sur 4 coupes du monde à la suite :

- Cozumel 2013 2ème
- Chengdu 2014 7ème en chutant en vélo dans le pack de tête puis meilleur temps en course à pied
- Huatulco 2014 3ème en ayant fortement dominé la course (vidéo à voir ci-dessous)
- Alanya 2014 6ème

Bref, c’est clairement ma plus belle saison avec des résultats très réguliers sur les coupes du monde. Mon seul regret est qu’il me manque encore une victoire sur ce circuit qui m’a pourtant tendue les bras à plusieurs reprises cette année, mais ce n’est que partie remise pour l’année prochaine !

Je n’ai malheureusement eu accès qu’à une seule WTS (Stockholm) de laquelle je termine à une bonne 36ème place étant donné les circonstances et mon manque d’expérience sur ce type de course.

De très bons résultats également sur des triathlons nationaux et régionaux avec 7 victoires :

- Carcassonne, Saramon, Le Salagou, Les Sables D’Olonnes, Embrun, Cognac, Andorre

Un bel objectif atteint avec mon club le Triathlon Toulouse Métropole avec une remontée en D1 grâce aux bons résultats de tous mes coéquipiers sur les étapes de D2.

Des petits ratés, il en faut bien quelques uns... : 4ème au triathlon Gérardmer (avec une double crevaison en vélo), 55ème à la coupe du monde de Cozumel (pas dans le coup dès le départ, cela arrive, on n’est pas des machines…).

J’en profite pour remercier mes partenaires qui me soutiennent et sans qui rien de tout cela n’aurait été possible.

Des points à améliorer pour l’année prochaine :
- La natation à bosser, encore et toujours… Ma technique et mes chronos en piscine se sont nettement améliorés mais je dois arriver à le retranscrire en eau-libre où je dois encore gagner quelques précieuses secondes.
- Elever encore mon niveau à pied, le but étant d’avoir très peu de concurrents capables de me suivre à la pose du vélo et gagner un peu en vitesse sur les 5km des distances sprints.
- Gagner un peu de puissance sur les parcours roulants en vélo afin de pouvoir reprendre quelques secondes à la sortie de l’eau si besoin.
- Mieux gérer les décalages horaires et les voyages afin qu’ils ne m’affectent le moins possible autant à l’aller qu’au retour.

Après un cycle de reprise de 5 semaines, les choses sérieuses reprennent à coup de 20 séances hebdomadaires. Merci à mes partenaires d’entraînements toujours présents qui m’aident au quotidien à me dépasser !
Je suis en train de travailler sur le planning de l’année prochaine qui s’annonce passionnante et bien remplie avec de la D1 et surement quelques petits changements, à suivre…

D'ici là, bonnes fêtes de fin d'année à tous.


La vidéo de Huatulco:

 


02/08/2014

Victoire au triathlon Skoda series d'Andorre et accession à la WTS de Stockholm!!

posté à 14h35

Bonjour à tous,

Cela fait quelques temps que je n’ai pas donné de nouvelles après ma grosse déshydratation à la coupe du monde d’Huatulco.

J’ai mis pas mal de temps à me remettre de cette défaillance, il m’a fallu environ 3 semaines pour retrouver un peu d’énergie et de plaisir à des allures élevées. J’ai donc « profité » (mais en même temps, je n’avais pas trop le choix…) de cette période pour me ressourcer et soigner les petites blessures qui me gênaient depuis le mois de mai.

J’ai quand même participé durant cette période à la manche du grand-prix de D2 de Metz pour l’équipe. Comme je m’y attendais, de très mauvaises sensations sur cette course où j’ai été dans le dur dès le départ. Je me suis battu jusqu’au bout pour l’équipe et heureusement tous mes équipiers ont fait une belle course avec une arrivée groupée 6ème, 7ème et 8ème pour Anto, Carl et moi suivi par Jérem 35ème et notre jeune Seb « Froome » 55ème ce qui nous permis de remporter l’étape et de conforter notre 2ème place au général derrière Rouen (synonyme de remontée en D1…verdict à la dernière étape le 30 août à Cognac!!).

C’est donc reposé et prêt à pouvoir m’entraîner dur à nouveau que je suis arrivé à Font-Romeu avec ma fidèle partenaire d’entraînement Laurie afin d’aller chercher cette victoire en coupe du monde d’ici la fin de la saison !! Tout s’est très bien passé. En cours de stage, suite à mes derniers résultats en coupe du monde, j’ai eu l’excellente surprise de voir mon inscription validée par la fédération française pour la manche de championnat du monde de Stockholm (le 23 août) !!De quoi me motiver encore plus pour la fin du stage, reste à trouver le financement pour ce déplacement imprévu!...

A la descente d’altitude, direction Andorre-la-Vieille avec mes coéquipiers Carl et Seb pour le triathlon skoda series afin de terminer le stage par une bonne séance d’enchaînement. J’ai eu le plaisir de remporter cette superbe épreuve sur le format S dans un cadre magnifique (lac d’altitude, route de montagne…) et une organisation impressionnante ! Félicitation à Carl et Seb qui terminent 2ème et 4ème !

Voici la suite du calendrier :
- 10 août triathlon M d’Embrun
- 22 août WTS de Stockholm
- 31 août Finale de D2 à Cognac
- 14 septembre Triathlon de Labège
- 20 septembre Triathlon international de La Baule
- 28 septembre Coupe du monde d’Alanya (Turquie)
- 5 octobre Coupe du monde de Cozumel (Mexique)

A bientôt !

Aurélien

 


18/06/2014

Au bout de moi-même à la coupe du monde d’Huatulco

posté à 22h02

Huatulco, petite ville Mexicaine sur la côte pacifique, avec de magnifiques baies naturelles. Un vrai petit paradis sur terre dans lequel on peut vivre l’enfer !! Cette coupe du monde où je suis allé 3 fois est LA course la plus dure que je n’ai jamais faite. Pour ma 3ème participation là-bas, connaissant la course, je m’étais préparé à souffrir mais cette fois-ci a été LA plus dure !

Pour mieux comprendre ce qu’il va suivre… Voilà le tableau :

- Température de l’océan 30°C : Il fait déjà trop chaud dans l’eau…
- Température de l’air au moment de la course 40°C et 98% d’humidité : Autant dire qu’on est dans un sauna lorsqu’on est au soleil !
- 8 tours de 5km en vélo avec une côte de 500m à 15% à chaque tour en plein soleil
- 4 tours à pied de 2,5km avec deux côtes par tour. Heureusement eau fraîche tous les 250m mais ce n’est pas du luxe !
- De la pression, les critères m’imposent la victoire avec de l’avance pour espérer rentrer en WTS

Après une bonne natation, je sors de l’océan à 20’’ du premier et je me retrouve rapidement devant en vélo au bout de 1km environ. Dans le 4ème tour vélo, une échappée se dessine dans la côte avec la plupart des meilleurs rouleurs, donc je fais l’effort pour la prendre. On réussit à creuser l’écart au prix de pas mal d’efforts avec mes 5 compagnons d’échappée (Etienne Diemunch, Luciano Taccone et Tyler Butterfield notamment vraiment costaud en vélo !) et je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée car connaissant la course, je sais que tous les efforts se payent. Néanmoins, il faut tenter et prendre des risques !

On pose le vélo avec 1’35 d’avance sur nos poursuivants. Avec Etienne Diemunch nous prenons les devant dès le début de la course à pied. Connaissant la course, on part prudemment mais on se rend compte au demi-tour qu’on a déjà bien creusé l’écart. Dans le deuxième tour je lâche Etienne pour prendre la tête de la course. Au 7,5km j’ai 1’15 d’avances sur Taccone, je commence à ne pas être très bien mais rien de plus normal avec ces conditions course, il ne reste qu’un tour, j’ai de l’avance tout va bien aller ! Au 8,7km je commence à voir trouble et à me sentir vraiment dans le dur, ce n’est plus très normal mais j’ai encore une minute d’avance et impossible de baisser les bras dans cette position, je me dis : Gère et tout ira bien ! A partir de là, je me mets dans ma bulle et me concentre sur la ligne d’arrivée que je dois aller franchir. A 300m de l’arrivée, alors que j’ai encore plus de 30’’ d’avance mon état s’empire fortement et mes jambes commencent à se dérober sous l’impact de mes foulées. Arrivé dans la dernière ligne droite, à bout de force, je m’écroule au sens propre du terme à 20 ou 30m de la ligne mes jambes ne pouvant plus me porter. C’est à ce moment là que l’argentin Taccone me double pour aller chercher la victoire qui me tendait les bras. Toujours concentré sur mon objectif d’arrivée jusqu’à la ligne, je parviens à me relever et a atteindre la ligne avec l’aide des barrières. L’italien Uccellari me fais le sprint et je le regarde passer impuissant. Je termine donc 3ème et je m’écroule ne pouvant plus faire un pas de plus après la ligne.

Aussitôt pris en charge par les secours, je vais déjà bien mieux au bout d’une heure. Je passerai quand même quelques heures de plus à l’hôpital sous perfusion.

A chaud, je suis déçu et triste car j’ai fortement dominé cette épreuve jusqu’à 200m de l’arrivée, mais cela fait parti de la course, j’étais surement le plus fort mais les autres ont mieux gérer leur effort et sur cette course ça a fait la différence.

A froid, je me refais la course la course dans tous les sens mais dans tous les cas je n’ai aucun regret à avoir, je n’ai pas fait d’erreur pendant la course en termes d’hydratation et de protection et il était impossible de prévoir ce coup de chaud. J’ai réussi à aller au bout de moi-même, j’ai pris des risques qui n’ont pas payés cette fois mais comme un ami me dit souvent : 100% des gagnants ont tenté leur chance !

Un grand bravo à Etienne Diemunch qui prend une superbe 4ème place dans la difficulté aussi.
La satisfaction est que cela fait trois coupes du monde enchaînées où je montre que je suis capable de gagner (Cozumel 2ème au sprint avec Gomez, Chengdu 7ème avec une chute en vélo et meilleur temps à pied, Huatulco 3ème et en tête au 30m de l’arrivée…) et cela me conforte fortement dans mes objectifs et me motive pour la suite !

Enfin, merci encore à tous pour vos messages de soutien, ça fait vraiment chaud au coeur !!

Vidéo de la course (Attention certaines images font un peu mal à voir…) :



 




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